|
|
June 27
|
erge Belais, vous êtes président de la Société proctectrice des animaux (SPA) et vétérinaire,
comment expliquez-vous cette série de morsures, parfois fatales, par des chiens et
dans des circonstances très différentes ?
Serge Belais : Je ne l'explique pas. Parfois comme pour d'autres incidents dramatiques, c'est la loi des séries noires.
Que peut-on y faire ? Il y a peut-être un facteur qu'on a oublié de souligner jusqu'à présent dans ces accidents : la chaleur.
Il a fait très chaud, au Havre comme en région parisienne. Or les chiens sont comme les humains – regardez le nombre
d'automobilistes qui s'engueulent voire se tapent dessus lorsqu'il fait très chaud sur les routes – la chaleur leur monte à la
tête et ils peuvent devenir imprévisibles.
Selon vous, existe-t-il des chiens plus dangereux que d'autres ?
Serge Belais : Je tiens à souligner qu'il n'existe pas de chiens génétiquement agressifs, ce qui veut dire qu'il n'y a pas
une race plus dangereuse qu'une autre. En clair, un teckel peut être aussi agressif qu'un rotweiller, un caniche aussi agressif
qu'un molosse. Evidemment, il y a des considérations morphologiques à prendre en compte : une morsure de caniche est
moins dangereuse que celle d'un pitbull, car en termes de puissance de la mâchoire, de corpulence et de musculature, nous
sommes dans des catégories différentes. Un chien puissant peut faire plus de dégâts qu'un petit, cela relève du bon sens.
Tout serait alors une question d'éducation et de mode de vie ?
Serge Belais : Oui, c'est exactement cela. Pour qu'un chien soit inoffensif, il faut qu'il soit correctement élevé, socialisé
et habitué à vivre dans un milieu urbain en compagnie des humains, grands et petits, depuis qu'il est tout jeune. Or,
dans la plupart des cas décrits par les médias de morsures fatales, il s'agit de chiens qui ont été dressés pour être combatifs
et agressifs, qui ont eux-mêmes été victimes de brimades et qui ont vécu parfois enfermés, solitaires, dans des caves et
autres lieux clos. Les médias se focalisent sur les molosses : les pitbulls et autres staffordshires, des chiens qui ont été acquis
par leurs propriétaires comme un signe extérieur de puissance, ou comme un moyen de défense et d'intimidation ; certains
ont changé plusieurs fois de propriétaire. En fait, cela peut être n'importe quel autre chien. Une morsure de labrador
peut-être tout aussi fatale que celle d'un pitbull. Rappelez-vous l'histoire de la femme greffée du visage : savez-vous qu'elle
avait été mordue par un labrador ? Imaginez le battage médiatique qui aurait été fait si cela avait été un molosse.
Il existe, à mon sens, un véritable emballement médiatique quant à ces chiens spectaculaires mais pas génétiquement
agressifs.
Jugez-vous la législation actuelle adaptée ?
Serge Belais : Oui, totalement et il ne sert à rien de vouloir la durcir. Il suffit de la faire respecter. Je rappelle que si cela
avait été le cas, notamment pour ce qui concerne la laisse ou le port de la muselière, ces incidents n'auraient pas eu lieu
ou n'auraient pas été aussi dramatiques. De toute façon, il ne sert à rien de s'acharner sur les chiens – je ne défends bien
évidemment pas ces morsures ! – mais j'ai souvent l'habitude de dire que le problème n'est pas au bout inférieur de la
laisse mais là-haut, du côté du propriétaire.
Propos recueillis par Alexandre Lévy
|
June 25 Merci
à Laurent Ruquier, ainsi qu'à Christine Bravo ( on sent dans ses
commentaires qu'elle s'intéresse au phénomène canin ) pour cette
émission que je vous laisse découvrir en vidéo.
Bravo aussi à Florence Foresti ( toujours égale à elle-même , j'adore lol ).
Quant
à Bruno Legrand, éducateur-comportementaliste, son discours change des
méthodes auxquelles il nous avait habitué lors d'autres émissions TV,
donc merci à lui d'avoir "recadré" certains faits liés aux
comportements canins .
;-)
(cliquez sur l'image pour accéder à la vidéo)
April 05
Des chiens sur le divan du "véto"
LE MONDE | 14.03.06 | 14h42 • Mis à jour le 14.03.06 | 14h42
|
|
 n compte
actuellement près de 9 millions de chiens en France. Parmi eux, environ la
moitié se trouve dans un foyer comptant au moins trois personnes, qu'ils
viennent enrichir de leur présence. "L'animal entre dans la famille parce
qu'un rôle lui est assigné, précise Jacques-Antoine Malarewicz, psychiatre
et thérapeute familial. Il est là parce qu'il doit être utile, et cette
utilité s'énonce en termes relationnels." D'où le risque, soit de le
surinvestir, soit de le figer dans un rôle unique - bouc émissaire, enfant de
substitution ou médiateur.
 |
Fiche
pratique |
|
A lire. Mon animal a-t-il besoin d'un psy ? de Joël Dehasse,
éd. Odile Jacob, 2006, 348 p., 24,90 €. Pathologie comportementale du
chien, sous la direction de Catherine Mège, éd. Masson, 2004, 224 p., 38,95
€.
Sites Internet. zoopsy.free.fr : Zoopsy est une
association de vétérinaires comportementalistes diplômés des Ecoles nationales
vétérinaires françaises. www.comportementaliste-associationcad.org
: l'association Chiens d'aujourd'hui et de demain (CAD) réunit des
comportementalistes experts des relations entre l'homme et le chien.
|
| | Conséquence
: une multiplication de plaintes portant sur leur comportement de la part de
leurs propriétaires, mais aussi... du voisinage. Car nos amis les chiens sont de
plus en plus nombreux à vivre en milieu urbain, où leurs aboiements, leur besoin
d'activité motrice et leur agressivité - sans parler de leurs crottes -
occasionnent nuisance sur nuisance. Au point qu'on assiste depuis quelques
années, rien que pour eux ou presque, à l'explosion d'une nouvelle discipline :
la "médecine vétérinaire comportementale".
Des psys pour chiens ? L'idée fait sourire. A en juger par son succès, elle
semble pourtant répondre à une vraie demande et permet sans doute de réduire les
abandons et euthanasies d'animaux devenus incontrôlables.
A entendre ces spécialistes, la race ne fait rien à l'affaire : il est des
pitbulls doux comme des agneaux et de féroces caniches. De plus, ajoutent-ils
prudemment, les maîtres ne sont pas toujours les grands coupables du mal-être de
leur animal. "Il faut arrêter de montrer du doigt les propriétaires de chiens
qui présentent des troubles du comportement, précise Claude Béata,
vétérinaire comportementaliste à Toulon. Souvent, ils ont déjà apporté une
partie de la solution par les soins attentifs prodigués à leur compagnon. Mais
ils ne peuvent pas tout régler..."
Les chiens pas malades de leurs maîtres ? Peut-être. Mais ces
derniers, en acceptant de s'interroger sur les ressorts psychologiques de leur
attachement à leur animal, auraient peut-être beaucoup à gagner - et à lui faire
gagner.
Parce que les innombrables races canines peuplant aujourd'hui la planète ont
été obtenues au prix d'une sélection plusieurs fois millénaire, le chien est
devenu, de tous les animaux, le "parasite social" le plus réussi : celui qui vit
dans la relation de plus grande dépendance vis-à-vis de l'homme.
Selon certains chercheurs, il serait aussi lié à son maître qu'un nourrisson
à sa mère. Or, comme le remarquait Dominique Lestel, éthologue à l'Ecole normale
supérieure de Paris, lors d'un colloque organisé en février par la mission
"Animalité urbaine" du Grand Lyon, "nous savons peu de chose sur ce que
signifie pour un animal vivre avec un humain". C'est dire les ravages que
peut provoquer le fait de ne pas le juger à sa juste place et de le considérer
comme un membre de la famille à part entière.
"Alors que le chien gardait autrefois les troupeaux, les fermes et les
habitations, il est aujourd'hui devenu, avant tout, une source de réconfort et
de soutien psychologique. On attend de lui qu'il se comporte comme un humain, en
oubliant qu'il n'en reste pas moins un chien", renchérit l'éthologue
comportementaliste Karine Molinié, qui organise un autre colloque, sur "Les
moeurs canines", les 29 et 30 avril en Avignon.
UNE TROP FAIBLE DOMINATION
Excès d'anthropomorphisme ? Pas seulement. "Le statut du chien est passé
de celui d'un animal de fonction à celui d'un animal sans fonction, si ce n'est
affective", souligne Joël Dehasse, vétérinaire comportementaliste à
Bruxelles. "Nourri, logé, il n'a plus aucun travail à faire, ni, souvent,
aucune réelle activité physique... Certains ne s'y adaptent pas. Alors
tel chien va aboyer de façon répétitive pour s'autostimuler le cerveau, tel
autre va détruire un fauteuil, un troisième mordra les visiteurs pour défendre
sa maison..." Sans pour autant que le problème provienne nécessairement
d'une trop faible domination de l'homme sur la bête.
"Parmi les chiens que je reçois, un sur dix seulement a besoin d'une
meilleure organisation hiérarchique", affirme-t-il. Certains souffrent de
troubles graves de la personnalité ou du développement (hyperactivité, syndrome
de privation) et ont besoin d'un suivi à long terme, parfois associé à la prise
de médicaments régulateurs de l'anxiété. Mais, le plus souvent, la solution est
plus simple.
La meilleure thérapie ? Donner au chien une fonction valorisante et
motivante. Lui apprendre des exercices de cirque, par exemple. Et tant mieux
s'il distingue la balle rouge de la balle jaune, ou s'il apprend, comme les
enfants, le jeu de l'objet caché ("tu brûles", "tu refroidis") :
son intelligence n'en sera que plus stimulée, et ses réactions mieux
structurées.
Selon la plupart des experts, il suffit en général de voir deux ou trois fois
l'animal pour que ses troubles du comportement s'atténuent durablement - du
moins au dire de ses maîtres. Mais ces derniers n'en doivent pas moins
participer activement à la mise en place de nouvelles habitudes et accepter de
réfléchir à la nature de leur relation. Pour que l'homme devienne, enfin, le
meilleur ami du chien.
Article paru dans l'édition du 15.03.06 | |
March 17 Vu dans Le Figaro Madame: Ces chiens malades de leurs maîtres Sophie Carquain. Le Figaro Anxiété
de séparation, hyperactivité, fugues à répétition... Les troubles de
nos animaux de compagnie semblent en augmentation, à en croire les
comportementalistes. Mais n’est-ce pas aussi parce que l’animal est le
symptôme de nos névroses ? Tom
est un fringant jack russel de 4 mois. Mais quand ses maîtres sont
absents, il grattouille le bas des portes, défonce le canapé, hurle à
la mort, et saccage la maison. Diagnostic : anxiété de séparation pour
ce toutou qui ne supporte pas l’absence de ses maîtres... Chats et
chiens auraient-ils eux aussi besoin d’un psy ? « Les troubles du
comportement chez les animaux de compagnie - entre autres l’anxiété de
séparation - sont en augmentation exponentielle depuis quelques années
», constate en tout cas le vétérinaire Joël Dehasse, qui vient de
publier Mon animal a-t-il besoin d’un psy (éditions Odile Jacob) et
qui, à force de recevoir des chiens « difficiles », s’est mué en
thérapeute. Bien sûr, comme le précise Jean-Luc Vuillemenot, secrétaire
général de l’Afirac (Association française d’information et de
recherche sur l’animal de compagnie), « certains animaux pètent les plombs à cause d’une séparation précoce d’avec la mère, ou d’éleveurs peu scrupuleux... » Pour
autant, il semblerait que les maîtres aient aussi leur rôle à jouer.
Pour Véronique Ozanne, psychologue et éthologue, l’animal domestique -
le chien en particulier - est en effet investi d’une mission suprême :
« Il ne garde plus la maison. Il est devenu une prothèse affective. » Une dérive qui, d’après la psy, provient de l’éclatement de la famille contemporaine : « On
a des enfants plus tard, on divorce plus facilement... Et à chaque
moment de rupture et de solitude, il n’est pas rare d’investir dans un
animal. » Après un divorce, la maman, plus vulnérable, accéderait
plus volontiers au désir de son bambin d’acquérir un animal domestique.
Et au départ des enfants - le fameux syndrome du nid vide - c’est elle
qui craquerait la première pour un petit compagnon à quatre pattes. Anthropomorphisme à tous crins Certes,
le « toutou de salon » n’est pas une nouveauté. Mais ce qui l’est,
c’est l’anthropomorphisme à tous crins qui se développe aujourd’hui : «
Quand nous avons eu notre chat, raconte Andréa, 44 ans, résident milanais, nous
avons eu la visite d’une vétérinaire déléguée par la SPA italienne - de
la même façon qu’en France, une auxiliaire de puériculture se serait
déplacée pour les nouveau-nés. Elle m’a demandé, inquiète : « A-t-il
bien compris que vous étiez le père ? » « On nage en plein délire », s’insurge Joël Dehasse. « C’est
comme si le chien avait changé de statut, passant d’animal à humain. Ce
qui explique d’ailleurs le succès remporté par certaines races, comme
les bulldogs français ou anglais, aux proportions idéalement enfantines
: grosse gueule, petit corps... comme un bébé ! » Une race plébiscitée en particulier par les jeunes couples en mal d’enfants... Choyé
comme un petit d’homme, le toutou a droit à tous les égards du
marketing. Parmi les trouvailles les plus récentes, on compte une
pâtisserie pour toutous, une organisatrice d’anniversaires pour
compagnons à quatre pattes ou encore une canicrèche (crèche pour
chiens) qui dispense aux animaux des cours d’agility, de gymnastique
destressante... Tout nouveau également, le magazine de l’animal
moderne, Trésor, qui ressemble à s’y méprendre à ces revues fashion
comme Milk, destinées aux tout-petits, ou plutôt à leurs parents. On y
trouve une sélection de cadeaux, de la médaille au coussin, ou à la
niche de luxe... Amusant ou affligeant ? « L’évolution du statut du chien a suivi le phénomène des enfants tyrans élevés sans limites
», analyse Didier Pondemer, éducateur canin en Bretagne, qui dénonce,
via ce phénomène de mode, le stress extrême subi par l’animal : « Ne
pensez pas que ce « confort » lui plaise. Le chien est un animal de
meute, qui a besoin tout à la fois d’autorité et de protection. Si vous
lui faites comprendre qu’il n’y a pas de chef à la maison, il sera
déstabilisé, et voudra s’engouffrer dans le créneau. » Et l’éducateur de préconiser une « limitation territoriale » : «
Il faut lui interdire l’entrée de la cuisine, du canapé, ne pas
répondre à sa demande quand il veut s’amuser ou se promener mais
prendre l’initiative du jeu, refuser qu’il se mette à votre hauteur ou
qu’il vienne poser les pattes sur vos épaules... Autant de trucs et
astuces évidents pour nous, mal connus des maîtres. » Résultat ?
Le chien fait la loi chez son propriétaire... Une formule d’ailleurs
reprise par M 6 qui, en décembre dernier, diffusait un Super nanny
version quatre pattes, Mon chien fait la loi chez moi ! Conséquence de ce manque de limites ? Les relations trop fusionnelles entre les animaux et leurs maîtres. « Certains
ados ou jeunes adultes, mal dans leur peau, tendent de plus en plus à
se retrancher du monde et à ne s’intéresser qu’à leur animal »,
constate Joël Dehasse. Comportement délétère pour les humains. Mais
aussi pour les chiens, qui voient d’un très mauvais oeil l’arrivée d’un
nouveau conjoint, ou, pire encore, d’un bébé. Les comportementalistes
sont alors sollicités pour intervenir d’urgence auprès d’un chiot
jaloux, qui menace d’être dangereux pour le futur enfant. « Dans ces cas-là, nous intervenons pour faire descendre l’animal dans la hiérarchie
», explique Didier Pondemer. Ça n’est donc pas un hasard si,
aujourd’hui, les éducateurs canins - sortes de coachs - sont sollicités
autant que les vétérinaires comportementalistes. Pas un hasard non plus
si un tout nouveau « diplôme d’éducation canine », visé par le
ministère de l’Agriculture, est prévu pour juin 2006. « On n’imagine pas, en achetant un chien, les contraintes auxquelles on aura à faire face », explique Didier Pondemer, qui lit dans cette attitude désinvolte le symptôme d’une société « zapping » : «
On acquiert un animal comme un objet de consommation courante, comme en
témoignent les ruées sur certaines races après la sortie ou rediffusion
de dessins animés célèbres - comme Les 101 Dalmatiens. L’animal est
pris en tenaille. D’un côté, il est humanisé, de l’autre il est
chosifié. Dans les deux cas, son vrai statut n’est pas respecté. » Des séances d’éducation obligatoires Pour
Didier Pondemer comme pour bon nombre de vétérinaires, la solution
serait de soumettre chaque nouveau propriétaire à deux ou trois séances
d’éducation obligatoires. Ce petit stage intensif suffirait à éviter
les erreurs les plus classiques. Un exemple ? « Quand vous rentrez le soir et que l’appartement a été mis à sac, évitez de parler à votre chien, fût-ce pour le disputer, indique ainsi Jean-Luc Vuillemenot. Pour
lui, cette attitude équivaut à faire la fête et l’encourage à
recommencer. Le mieux est de l’ignorer, de faire comme si de rien
n’était. » Il faudrait aussi lui consacrer du temps, le stimuler, sans le considérer comme une bouillotte ou un pourvoyeur de caresses : « Les animaux souffrent aujourd’hui d’inactivité, d’ennui
», souligne Joël Dehasse, qui propose à ses clients quelques jeux
actifs, comme cacher les croquettes ou jouer à « cache-tampon » avec la
gamelle pour permettre aux animaux de salon de sortir de leur
douillette torpeur et de se réconcilier avec leur instinct de chasseur.
Reste à savoir si cette hypothèse de l’ennui existentiel animal n’est
pas non plus une projection humaine... « Le drame du chien, reconnaît Jean-Luc Vuillemenot,
c’est d’être en permanence dans l’« entre-deux » : entre le monde des
chiens, et celui des humains. Il y a de quoi, parfois, perdre la
boule... » Pour en savoir plus - « Mon
chien est malade, je me soigne », tout ce que vous voudriez savoir sur
votre chien avant d’en faire l’acquisition, par Véronique Ozanne.
Editions Marabout. - « Dis, maman, je veux un chien ! », par Natacha Aymon Gerbier, Fleurus, collection « le métier de parents ». - « Tout sur la psychologie du chat », par Joël Dehasse, Odile Jacob. -
Association française d’information et de recherche sur l’animal de
compagnie (Afirac) : 32, rue de Trévise, 75020 Paris. Tél. :
01.56.03.12.00 ou www.afirac.org. - Collectif des éducateurs
canins professionnels (CECP) : 19, rue Auguste-Chabrière 75015 Paris.
Tél. : 01.49.09.04.28 ou www.cecp.org. et www.chiendifficile.com.
|